À l’occasion de la signature d’une charte inter-ordres avec le Gouvernement, le Conseil national de l’Ordre des sages-femmes réaffirme son engagement de longue date dans la lutte contre les violences sexistes et sexuelles. Cette mobilisation s’inscrit pleinement dans la mission des sages-femmes, professionnelles de premier recours qui accompagnent les femmes tout au long de leur vie et occupent une place essentielle dans le repérage, l’écoute et l’orientation des victimes.
Pour l’Ordre, cette charte constitue bien plus qu’un engagement institutionnel : elle traduit une responsabilité collective face à un enjeu majeur de santé publique. Les violences sexistes et sexuelles concernent des millions de femmes, d’enfants et de personnes vulnérables. Chaque victime doit pouvoir trouver un professionnel formé, capable d’accueillir sa parole, de la croire et de l’accompagner vers une prise en charge adaptée.
Les sages-femmes sont formées, dès leurs études, au repérage et à l’accompagnement des victimes. Au quotidien, elles interviennent dans des moments clés de la vie où la parole peut émerger : suivi gynécologique, grossesse, naissance, post-partum ou encore santé sexuelle et reproductive. Leur proximité avec les patientes leur confère une responsabilité particulière pour identifier les situations de violence, évaluer le danger et orienter vers les dispositifs adaptés.
L’Ordre rappelle également que cette mobilisation concerne aussi les professionnels de santé eux-mêmes. Dans une profession très majoritairement féminine, les sages-femmes peuvent également être confrontées aux violences sexistes et sexuelles. Garant de la déontologie et de la protection de la profession, le Conseil national poursuivra ses actions pour accompagner les victimes et promouvoir un environnement d’exercice respectueux et sécurisé.
L’Ordre des sages-femmes a également signé, une convention avec la Mission interministérielle pour la protection des femmes contre les violences et la lutte contre la traite des êtres humains (MIPROF). Ce partenariat permettra de déployer des outils opérationnels auprès de la profession, notamment en matière de formation, de repérage, de prise en charge et d’orientation des victimes, afin de renforcer encore l’action des sages-femmes sur le terrain.
En s’engageant aux côtés de l’État, des autres Ordres de santé et de la MIPROF, le Conseil national de l’Ordre des sages-femmes réaffirme une conviction forte : faire reculer les violences, c’est aussi faire reculer le silence. Cet engagement collectif vise à garantir que plus aucune femme, plus aucun enfant, plus aucune personne victime de violences ne reste seule face à ces situations.