CMV et bronchiolite : une liste de médicaments à mettre à jour

Campagne 2026 de prévention de la bronchiolite : un nouveau médicament qui ne figure pas sur la liste de prescription des sages-femmes

La campagne de vaccination et d’immunisation contre les infections à VRS débutera le 14 septembre prochain. Comme chaque année, les sages-femmes joueront un rôle essentiel dans le déploiement de cette campagne de prévention en proposant deux modalités de prévention : la vaccination de la femme enceinte par Abrysvo entre la 32ᵉ et la 36ᵉ semaine d’aménorrhée, ou l’administration d’anticorps monoclonaux au nouveau-né dès la naissance.

Nouveauté en 2026 : en complément du Beyfortus, un nouvel anticorps monoclonal, l’Enflonsia (clésrovimab), est désormais disponible sur le marché. Toutefois, malgré une saisine anticipée de l’Ordre des sages-femmes dès octobre 2025, ce médicament n’a, à ce jour, pas encore été inscrit sur la liste des médicaments que les sages-femmes sont autorisées à prescrire. En conséquence, elles ne peuvent actuellement pas le prescrire ni l’administrer dans ce cadre.

Recommandation HAS sur la prise en charge du CMV pendant la grossesse

Le 4 août dernier, la HAS a publié ses recommandations sur le dépistage du cytomégalovirus (CMV) au premier trimestre de la grossesse, ainsi que sur sa prise en charge et son suivi, dans le cadre de la mise en œuvre du dépistage systématique prévu par la loi.

En cas de primo-infection survenue dans les deux mois précédant la grossesse ou au cours du premier trimestre, la HAS recommande d’instaurer le plus rapidement possible un traitement par valaciclovir. Celui-ci sera prescrit par les médecins, en ville comme à l’hôpital, dans le cadre d’un cadre de prescription compassionnelle actuellement en cours d’élaboration par l’ANSM, l’utilisation du valaciclovir dans cette indication étant hors AMM.

La HAS recommande également que les sages-femmes puissent prescrire ce traitement, qui ne figure pas sur leur liste de prescription, afin de réduire le délai entre la confirmation du diagnostic d’infection maternelle et l’initiation du traitement.

Ces deux évolutions, qui nécessitent une mise à jour rapide de la liste des médicaments que les sages-femmes sont autorisées à prescrire, ont fait l’objet d’une saisine du ministère de la Santé par le Conseil national de l’Ordre des sages-femmes. Elles illustrent une nouvelle fois les limites de cette liste et l’intérêt de sa suppression, afin de permettre une adaptation plus réactive des possibilités de prescription des sages-femmes aux évolutions des recommandations et des pratiques médicales.