Les moniteurs fœtaux, également appelés Dopplers fœtaux, sont des appareils portatifs utilisés régulièrement par les professionnels de santé pour écouter le battement du cœur dès 10 à 12 semaines. Depuis quelques années, des versions grand public sont vendues en ligne, en France et à l’international.
En août 2025, la Therapeutic Goods Administration (l’équivalent de l’ANSM en Australie) a interdit la vente de ces dispositifs compte tenu du décès de nourrissons imputés à ces utilisations, mais également en considération des recommandations des sociétés savantes, notamment celles du Royal Australian and New Zealand College of Obstetricians and Gynaecologists (RANZCOG).
La présidente de RANZCOG, Nisha Khot, a notamment déclaré que la dangerosité de ces appareils réside principalement dans le fait de procurer un faux sentiment de sécurité aux parents et de les dissuader de consulter un professionnel, même si un problème persiste.
Dès 2014, la Food and Drug Administration (l’équivalent de l’ANSM aux Etats-Unis) mettait en garde contre l’utilisation inappropriée des appareils de surveillance du rythme cardiaque fœtal, suivie en 2020 par le Royal College of Midwives au Royaume-Uni. En France, aucune recommandation spécifique n’existe à ce sujet, même s’il n’est pas sans rappeler celui des échographies dites plaisir.
Le Conseil national de l’Ordre des sages-femmes va prendre contact avec la Direction générale de la santé afin de lui faire part de ses préoccupations concernant la commercialisation et l’usage des moniteurs fœtaux par le grand public.