Qu’est-ce que la dignité du patient ?

Ce droit vise le respect de l’intégrité physique et morale et proscrit toute atteinte à l’intimité du patient. Cela implique des soins réalisés de manière consciencieuse et avec considération, le droit à la dignité étant en lien avec le devoir de la sage-femme de disposer d’une attitude correcte et attentive envers les patients (articles L.1110-2, R.4127-302 et R.4127-327 du CSP).

  • Ci-dessous, quelques exemples pour illustrer ce droit.

Exemple n°1 : En salle d’accouchement – les professionnels peuvent veiller à limiter le nombre de personnes présentes dans la salle, surtout au moment de l’expulsion, couvrir les parties non examinées du corps de la parturiente, s’assurer que les portes ne sont pas ouvertes, ne pas échanger en aparté devant la parturiente sur sa prise en charge ou bien encore l’appeler par un surnom qui se voudrait chaleureux…

Exemple n°2 : Visite post-natale à domicile – où une jeune mère se sent débordée et honteuse compte-tenu de son logement en désordre. Dans ce contexte, la dignité revient à entrer sans faire de remarque, lui offrir un espace de parole sans jugement, ne pas déplorer le manque d’espace/d’hygiène, ne pas manifester de la gêne…

La dignité c’est aussi tout simplement, par exemple, ne pas tutoyer sa patiente, ne pas minimiser un état de stress dû à un premier examen gynécologique, frapper à la porte de la chambre d’hospitalisation avant d’entrer, prendre en compte la douleur de la patiente même si l’origine semble étrange ou exagérée, et considérer tous les patients quelle que soit leur situation.

Enfin, ce respect implique d’autres impératifs : le patient doit avoir la liberté de choisir son soignant, exiger toutes les informations utiles concernant son état de santé etc.

Finalement, la dignité est le creuset du droit des patients.