Cela est en lien avec l’obligation – générale – de répondre de ses propres actes lorsqu’ils ont causé un préjudice à un tiers ou qu’ils sont contraires à la loi, comprenant aussi les actes réalisés dans le cadre professionnel. Ainsi, toute personne – qui s’estime victime d’une situation provoquée par une autre personne – peut agir devant les juridictions compétentes.
En matière de santé, toute personne estimant avoir été victime d’un comportement ou d’un dommage préjudiciable lors d’une prise en charge médicale – en particulier les patients – dispose de différentes voies de recours pour faire valoir leurs droits.
Selon la situation et les circonstances de l’espèce, trois types de responsabilités peuvent être engagés :
1/ La responsabilité administrative/civile – ayant pour objectif la réparation du dommage, pour laquelle le tribunal administratif (pour un établissement public de santé ou une PMI) ou le tribunal judiciaire (pour un établissement privé de santé ou un cabinet libéral) peuvent être saisies, selon la nature de la structure [cf. paragraphe 1 « responsabilité administrative/civil] ;
2/ La responsabilité disciplinaire (ordinale), visant l’application d’une sanction d’ordre professionnel et pour laquelle la chambre disciplinaire de première instance peut être saisie [cf. paragraphe 2 « responsabilité disciplinaire (ordinale)] ;
3/ La responsabilité pénale – le spectre des sanctions possibles est large, pouvant aboutir à une incarcération et/ou à une sanction financière et/ou à la réparation de dommages et intérêts, ou encore à des peines complémentaires (celles-ci pouvant être d’ordre professionnel). La juridiction compétente est le tribunal correctionnel, en principe [cf. paragraphe 3 « responsabilité pénale].
On le comprend, les trois types de responsabilités présentés ne disposent pas des mêmes objectifs et n’aboutissent pas nécessairement aux mêmes « sanctions ». Leur actionnement dépend de la volonté du patient – ou de toute autre personne – lorsqu’il souhaite porter plainte, ainsi que des circonstances de l’espèce. Dès lors, les trois voies de responsabilités seront présentées dans des paragraphes distincts.