Installation libérale

01
Procédure ordinale
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Vous souhaitez vous installer en libéral ou changer d’adresse professionnelle d’une installation libérale.

Vous pouvez réaliser cette démarche une fois le projet d’installation libérale réellement abouti :

  • soit en ligne sur votre espace personnel : Mon espace personnel
  • soit par courrier en remplissant le formulaire dédié et le retournant au CNOSF, Service du tableau, 168, rue de Grenelle 75007 PARIS

DECLARATION-DINSTALLATION-LIBERALE-PRIMAIRE-OU-DE-CHANGEMENT-DADRESSE-PROFESSIONNELLE-DU-CABINET-PRIMAIRE (PDF – 435 Ko)

Une des missions du Conseil départemental est de s’assurer que votre future installation répond aux règles en vigueur et n’est pas soumise à restrictions.

A la réception de votre déclaration d’installation par le CDOSF13, vous recevrez un courriel vous invitant à réaliser un examen de conformité de votre installation.

Via ce formulaire, nous vous aidons à lister les éléments à vérifier et à mettre en place dans le cadre d’une installation. Nous vous demandons de bien vouloir nous la renvoyer complétée et accompagnée des documents nécessaires selon votre situation d’exercice (contrats, accord écrit sage-femme…) dans le mois suivant la date ci-dessus. Selon la situation ou en l’absence de retour de votre part, le Conseil départemental vous informera d’une date de visite de votre futur cabinet afin de vérifier sur place ces éléments.

Le CDOSF13 s’assurera de la conformité déontologique de l’installation lors d’une instruction. Un élu rapporteur se rapprochera de vous.

Le délai de traitement est en moyenne de deux mois. Nous vous invitons alors à déclarer votre installation au maximum deux mois avant le début de votre exercice et non avant.

L’instruction de la conformité de votre installation et les conseils personnalisés du CDOSF13 ne porteront que sur l’installation de la sage-femme déclarant son installation et non celle d’une structure ou d’une autre installation.

« La sage-femme doit disposer au lieu de son exercice professionnel d’une installation convenable et de moyens techniques suffisants. En aucun cas, la sage-femme ne doit exercer sa profession dans des conditions qui puissent compromettre la sécurité et la qualité des soins et des actes médicaux »

Article R4127-309 du code de la santé publique

Nous vous conseillons de vous référer au guide de l’installation libérale pour vous accompagner dans votre projet.

Guide-de-linstallation-liberale-juillet-2016 (PDF – 1 Mo)

En cas de changement d’adresse professionnelle, la procédure ordinale reste la même. Soyez vigilant à bien clôturer votre ancienne activité auprès du tableau de l’Ordre.

02
Conventionnement
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Conventionnement

Le conventionnement avec la CPAM Bouches-du-Rhône de la sage-femme libérale est soumis au zonage du lieu de son installation depuis l’avenant 1 de la convention nationale des sages-femmes libérales.

Rubrique « Echanges »

Le zonage est défini par le directeur de l’Agence Régionale de Santé compétente et il est révisé régulièrement.

En zone dite « sur-dotée », il y a des conditions spécifiques à l’accès (pratique exclusive de l’échographie, contraintes sociales du praticien …)

Les zones dites « très sous dotées » sont  éligibles aux  aides financières avec les contrats incitatifs de la CPAM

Image : Cartosanté – Altasanté IGN GEOFLA

Vous ne pourrez exercer en tant que sage-femme libérale que si votre activité est intégrée au RPPS c’est à dire déclarée sur votre espace personnel du tableau de l’Ordre.

Cette formalité est indispensable à votre conventionnement avec l’Assurance maladie ainsi qu’à l’obtention de feuilles de soins pré-identifiées à votre nom et de votre carte CPS nécessaire à la télétransmission des feuilles de soins électroniques.

Pour être enregistrée, une fois que vous aurez accompli vos formalités auprès de l’Ordre des sages-femmes, vous devrez vous rendre auprès de la CPAM de votre lieu d’exercice, munie de l’attestation d’installation libérale qui vous aura été adressée préalablement par l’Ordre au moment de la déclaration de l’activité libérale au tableau.

Liste des documents nécessaires au conventionnement

  • l’attestation d’installation libérale délivrée par l’Ordre ;
  • votre carte Vitale ou votre attestation Vitale ;
  • un RIB.

Le conseiller

  • vous remet la convention nationale des sages-femmes et vous propose d’y adhérer.
  • enregistre votre dossier d’installation dans le référentiel de l’Assurance Maladie.
  • commande des feuilles de soins pré-identifiées à votre nom. À noter que, selon les moyens d’impression disponibles sur place, un premier jeu de feuilles de soins pré-identifiées à votre nom pourra vous être remis immédiatement.

Convention et avenants avec la CNAM


Le forfait d’aide à la modernisation et à l’informatisation du cabinet professionnel

Le Forfait d’Aide à la Modernisation et Informatisation (FAMI), initiative lancée en 2017 par l’Assurance Maladie, vise à inciter les professionnels de santé libéraux à moderniser leurs pratiques.  Ce programme cible notamment les sages-femmes, en leur accordant un soutien financier pour l’adoption de technologies avancées.  Cette initiative répond à la nécessité croissante de numérisation au sein du secteur de la santé.  Par le biais d’une aide financière, l’Assurance Maladie encourage les cabinets à se moderniser, favorisant ainsi une meilleure coordination des soins et des pratiques.  Elle souligne également l’importance du numérique dans l’amélioration de l’accès aux soins et de la qualité des services offerts aux patients.

03
Optimisation de votre installation
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Vous pouvez vous rapprocher de l’URPS PACA Sages-Femmes par courriel : 📧

Si des sages-femmes sont installées dans le secteur du projet de l’installation libérale, le CDOSF13 recommande par confraternité de prendre attache auprès de ces sages-femmes en amont.

La CNAM met à disposition du public des données issues d’ameli sur site de datavisualisation en open data de l’Assurance Maladie

Aussi le concours d’un expert-comptable pourra vous orienter sur le régime de votre installation libérale (engagement financier, fiscalité) : à titre individuel, en collaboration, en association, en société civile de moyens, en société d’exercice libéral, en société interprofessionnelle de soins ambulatoires …

Exonération fiscale

Les zone de revitalisation rurale (ZRR)

Sont classées en ZRR les communes reconnues comme fragiles sur le plan socio-économique

En vous installant en ZRR et sous certaines conditions, vous pouvez bénéficier d’un régime temporaire d’exonérations fiscales et d’exonérations de cotisations sociales. Voir plus …

Carte Bouches-du-Rhône

Les zone franche urbaine-territoire entrepreneur (ZFU-TE)

Quartiers de plus de 10 000 habitants, les ZFU sont situés dans des périmètres géographiques sensibles et défavorisés.

En vous installant en ZFU-TE et sous certaines conditions, vous pouvez bénéficier d’un dispositif d’exonération d’impôt sur les bénéfices (impôt sur les sociétés ou impôt sur le revenu) pendant 5 ans. Voir plus …

Carte

Les zones d’aide à finalité régionale (AFR)

En vous installant en zone AFR et sous certaines conditions, vous pouvez bénéficier d’avantages fiscaux (impôt sur les bénéfices, cotisation foncière…). Voir plus …

Carte

04
Les exercices
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05
Logo à destination des sages-femmes
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06
Cumul d'activité
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La question du cumul d’activité chez les sages-femmes, quel que soit le domaine d’activité, est récurrente. Ainsi, le Conseil national de l’Ordre des sages-femmes a élaboré un guide répondant aux différentes situations pouvant survenir.

Une sage-femme travaillant dans la fonction publique (hospitalière, territoriale ou d’Etat) peut-elle cumuler son activité avec une activité privée lucrative ?

Le cumul de l’activité d’un agent titulaire ou contractuel de la fonction publique hospitalière ou territoriale avec une activité privée lucrative (activité dans un établissement privé) est possible à condition :
– D’occuper un emploi à temps non complet ou incomplet dont la durée du travail est inférieure ou égale à 70% de la durée légale ou réglementaire du travail
– Et d’effectuer une déclaration écrite à l’autorité hiérarchique (direction de l’établissement). Cette déclaration précise la nature de la ou des activités privées ainsi que, le cas échéant, la forme et l’objet social de l’entreprise, son secteur et sa branche d’activités.
La direction de l’établissement peut à tout moment s’opposer au cumul d’une activité privée qui serait incompatible avec l’exercice des fonctions exercées par l’agent ou l’emploi qu’il occupe ou qui placerait ce dernier en situation de conflit d’intérêt mentionné à l’article 432-12 du code pénal.
Il convient de préciser que l’agent qui relève de plusieurs autorités est tenu d’informer par écrit chacune d’entre elles de toute activité qu’il exerce auprès d’une autre administration ou d’un autre service.

Référence: 2° du II de l’article 25 septies de la loi du 13 juillet 1983 et article 21 du décret n°2017-105 du 27 janvier 2017 (applicable à toute demande de cumul formulée postérieurement au 1er février 2017)

Une sage-femme peut-elle cumuler une activité dans plusieurs fonctions publiques ?

Le principe régissant la fonction publique établit que ses agents doivent consacrer l’intégralité de leur activité professionnelle aux tâches qui leur sont confiées dans l’administration qui les emploie.
Une dérogation prévoit toutefois que « les fonctionnaires et agents non titulaires de droit public peuvent toutefois être autorisés à exercer à titre accessoire, une activité lucrative ou non auprès d’une personne ou d’un organisme public ou privé, dès lors que cette activité est compatible avec les fonctions qui leur sont confiées et n’affecte pas leur exercice » (article 25 septies loi n° 83-634 du 13 juillet 1983 et article 5 du décret n° 2017-105 du 27 janvier 2017).
L’exercice de cette nouvelle activité est subordonné à la délivrance d’une autorisation par l’autorité dont relève l’agent.
Préalablement à l’exercice de cette activité, vous devez adresser à la direction de l’établissement où vous pratiquer votre activité principale une demande d’autorisation permettant la pratique d’une activité accessoire. Cette demande devra être accompagnée des informations suivantes (articles 7 et 8 du décret n° 2017-105 du 27 janvier 2017) :
– Identité de l’employeur ou nature de l’organisme pour le compte duquel s’exercera l’activité accessoire envisagée ;
– Nature, durée, périodicité et conditions de rémunération de cette activité.
Toute autre information de nature à éclairer la direction sur l’activité accessoire envisagée pourra figurer dans cette demande. La direction pourra également vous demander des informations complémentaires (article 8 du décret n° 2017-105 du 27 janvier 2017).
La direction vous notifiera sa décision dans un délai d’un mois à compter de la réception de la demande (deux mois en cas de demande d’informations complémentaires). En l’absence de décision expresse écrite contraire dans le délai de réponse mentionné précédemment, vous êtes autorisée à exercer l’activité accessoire.
L’autorisation peut être retirée à tout moment si l’intérêt du service le justifie, si les informations transmises s’avèrent erronées, si l’activité n’est plus accessoire ou s’il intervient un changement substantiel des conditions d’exercice ou de rémunération (article 9 du décret n° 2017-105 du 27 janvier 2017).

Une sage-femme peut-elle cumuler une activité dans un établissement privé (ou d’intérêt collectif) avec une autre activité privée lucrative ?

Il n’existe aucune restriction à ce que vous cumuliez votre activité dans un établissement privé (ou d’intérêt collectif) avec une activité libérale ou tout autre activité privée lucrative

Toutefois, vérifiez votre contrat de travail pour vous assurer qu’il n’existe pas de clause vous interdisant la pratique d’une activité hors de l’établissement ou soumettant la pratique de celle-ci à l’autorisation de l’employeur.

De plus, l’article R.4127-350 du code de la santé publique précise que « toute sage-femme liée à son employeur par convention ou contrat ne doit en aucun cas profiter de ses fonctions pour augmenter sa clientèle personnelle ».

C’est pourquoi, il est impératif que vous ne mentionnez pas aux patientes que vous suivez dans l’établissement le fait que vous avez un cabinet en libéral.

Une sage-femme travaillant dans la fonction publique (hospitalière, territoriale ou d’Etat) peut-elle cumuler son activité avec une activité accessoire ?

Si vous occupez un emploi à temps complet ou incomplet, vous pouvez cumuler cette activité avec une ou plusieurs activités accessoires. Ces activités accessoires – pouvant être exercées indifféremment auprès d’une personne publique ou privée – sont limitativement énumérées à l’article 6 du décret n°2017-105 précité.
Elles correspondent par exemple à des activités d’enseignement et de formation, des activités à caractère sportif ou culturel, de l’aide à domicile à un ascendant, à un descendant, à son conjoint, à son partenaire lié par un pacte civil de solidarité ou à son concubin, d’une activité de conjoint collaborateur au sein d’une entreprise artisanale, commerciale ou libérale mentionnée à l’article R. 121-1 du code de commerce etc. …
Ce cumul est possible à condition d’obtenir préalablement l’autorisation de la direction de l’établissement.
La demande écrite d’autorisation doit comporter :
– L’identité de l’employeur ou nature de l’organisme pour le compte duquel s’exercera l’activité accessoire envisagée ;
– La nature, durée, périodicité et conditions de rémunération de cette activité accessoire.
L’agent peut faire figurer toute autre information de nature à éclairer l’autorité sur l’activité accessoire envisagée.
La direction peut lui demander des informations complémentaires si elle le juge nécessaire et notifie sa décision dans un délai d’un mois à compter de la réception de la demande de l’agent. L’absence de décision écrite de la direction vaut rejet de la demande.
Nous rappellerons que l’activité accessoire ne peut être exercée qu’en dehors des heures de services de l’agent et n’a pas de durée limitée. Toutefois, l’autorité peut s’y opposer à tout moment dès lors que : l’intérêt du service le justifie, que les informations sur la base desquelles l’autorisation a été accordée sont erronées ou encore que l’activité ne revêt plus un caractère accessoire.
Il est important de préciser que tout changement substantiel dans les conditions d’exercice ou de rémunération de l’activité accessoire est assimilé à l’exercice d’une nouvelle activité par l’agent, nécessitant la formulation d’une nouvelle demande dans les conditions précitées.
A noter : les activités bénévoles au profit de personnes publiques ou privées sans but lucratif ne sont pas concernées par cette procédure (article 7 du décret n°2017-105).

Référence : IV de l’article 25 septies de la loi du 13 juillet 1983 et articles 5 à 12 du décret n°2017-105 du 27 janvier 2017 (applicable à toute demande de cumul formulée postérieurement au 1er février 2017)

Une sage-femme travaillant dans la fonction publique (hospitalière, territoriale ou d’Etat) peut-elle cumuler son activité avec une création ou reprise d’une entreprise ou d’une activité libérale ?

Si vous souhaitez cumuler votre activité à temps complet avec une création ou reprise d’une activité libérale, vous devez adresser une demande d’autorisation d’exercer à temps partiel à votre autorité hiérarchique (direction de l’établissement), trois mois au moins avant la date de création ou de reprise de l’activité envisagée.
Ce temps partiel ne doit pas être inférieur au mi-temps (50%).
Dans les 15 jours à compter de la réception de la demande par la direction de l’établissement, cette dernière saisit la commission de déontologie de la fonction publique, laquelle a deux mois à compter de sa saisine pour rendre son avis. A l’expiration de ce délai, l’absence d’avis vaut avis de compatibilité.
En cas d’avis de compatibilité, l’autorisation de cumul est accordée pour une durée de 2 ans maximum, à compter de la création ou de la reprise de l’entreprise ou de l’activité libérale. Cette autorisation peut être renouvelée pour une durée d’un an après le dépôt d’une nouvelle demande d’autorisation d’accomplir un temps partiel, 1 mois au mois avant le terme de la première période (le renouvellement n’est pas soumis à une nouvelle saisine de la commission de déontologie).
Il est important de souligner qu’un nouveau temps partiel pour le même motif ne pourra être accordé moins de 3 ans après la fin du premier temps partiel.
L’autorisation d’accomplir un service à temps partiel est accordée par la direction de l’établissement sous réserve des nécessités, de la continuité et du fonctionnement du service et compte tenu des possibilités d’aménagements de l’organisation du travail.
La direction peut donc refuser votre demande d’autorisation d’exercer à temps partiel pour les raisons précitées.
De même, cette autorisation pourra être refusée si la direction de l’établissement considère que cette activité libérale porte atteinte au fonctionnement normal, à l’indépendance ou à la neutralité du service hospitalier pour lequel est employé l’agent.
Pour de plus amples informations sur ces questions, nous vous invitons à consulter le décret n°2017-105 du 27 janvier 2017 relatif au cumul d’activités des fonctionnaires, des agents non titulaires de droit public et des ouvriers des établissements industriels de l’Etat, applicable à toute demande de cumul formulée à partir du 1er février 2017.

Référence : Article 25 septies III de la loi du 13 juillet 1983 et articles 14 à 18 du décret n°2017-105 du 27 janvier 2017 (applicable à toute demande de cumul formulée postérieurement au 1er février 2017)

Pour plus d’information : Note d’information n°DGOS/RH4/DGCS/4B/2017/227 du 13 juillet 2017 relative aux obligations déclaratives déontologiques et aux cumuls d’activités dans la fonction publique hospitalière

07
Restrictions à l’installation
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Restrictions déontologiques

  • Exercice sur lieu distinct
  • Assistance temporaire
  • Gérance par autrui

Restrictions contractuelles

  • Clause de non-concurrence
08
Partage de locaux
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Conformément au principe du secret professionnel, de l’indépendance professionnelle et des règles sur l’exercice dans des locaux commerciaux, la sage-femme ne peut partager ses locaux qu’avec des membres de professions de santé réglementées (professions médicales et paramédicales) dont l’exercice professionnel n’a aucune vocation commerciale :

  • sages-femmes (86.94H)
  • médecins généraliste (86.21Y)
  • chirurgiens-dentistes (86.23Y)
  • masseurs-kinésithérapeutes (86.95Y)
  • infirmier(e)s (86.94G)
  • orthoprothésistes (32.50Y)
  • pédicures-podologues (86.99Y)
  • psychologues (86.93Y)
  • psychothérapeutes (86.93Y)
  • médecins spécialistes / psychiatres (86.22Y)
  • psychomotriciens (86.95Y)
  • ergothérapeutes (86.95Y)
  • chiropracteurs (86.96Y)
  • opticien-lunetiers (47.74G)
  • orthoptistes (86.99Y)
  • orthophonistes (86.99Y)
  • orthésistes (86.99Y)
  • diététiciens (86.99Y)
  • audioprothésistes (47.74H)
  • auxiliaires de puériculture (aucun code APE spécifique, celui de la structure)
  • manipulateurs d’électroradiologie médicale (Pas de code APE propre à la profession, celui de la structure)
  • prothésistes (32.50Y)
  • puéricultrices (86.94G)
  • ostéopathes (86.96Y)

Profession / code NAF 2025

Concernant plus particulièrement les ostéopathes et les psychologues, ce sont des professions sans ordre mais dont l’accès au titre est règlementé. Le partage des locaux avec les sages-femmes est donc permis.

Le partage de locaux avec des professionnels non réglementés et à vocation commerciale n’est pas autorisé : sophrologue, magnétiseur, énergiticien, doula, naturopathe, coach périnatal, accompagnant périnatal, masseur bien-être, hypnothérapeute, professeur de yoga …

Exemple de séparation :

 

Peuvent notamment caractériser un partage de locaux :

  • L’utilisation d’un même cabinet ou de salles de consultation communes, même à des jours ou horaires différents ;
  • L’existence d’une salle d’attente, d’un accueil ou d’un secrétariat commun ;
  • Un accès au cabinet de la sage-femme depuis les locaux dans lesquels s’exerce l’activité commerciale ;
  • Une communication intérieure ou un cheminement direct entre les deux activités ;
  • La mise en commun de matériels, de moyens administratifs ou d’outils de prise de rendez-vous ;
  • Une signalétique, une devanture ou une communication commune ;
  • Plus généralement, toute organisation susceptible de présenter les deux activités comme appartenant à un même ensemble.

De façon générale, en vertu de la dignité de la profession de sage-femme, et de la lutte contre les dérives sectaires et thérapeutiques, le CDOSF13 recommande aux sages-femmes de ne pas s’installer dans un immeuble où des « thérapeutes » non réglementés, qui pourraient être sujets à risque de dérives sectaires et/ou thérapeutiques et/ou à une forme d’exercice illégale d’une profession de santé réglementée, pratiquent.

Le CDOSF13 recommande aussi d’inscrire au règlement intérieur des cabinets multi-professionnels que seuls des professionnels de santé réglementés peuvent s’installer dans les locaux. C’est une négociation à porter aussi auprès du bailleur (mention au bail) ou de la copropriété (mention au règlement de copropriété).

Enfin, il est nécessaire de vérifier en quelle qualité, le professionnel avec qui vous partagez est installé (code NAF/APE lié au SIRET, déclaration au tableau de l’Ordre via Annuaire Santé)

À titre d’exemple, le Conseil d’État a considéré, dans sa décision n° 463831 du 13 juin 2025, que l’activité d’un professionnel de santé se déroulait dans des locaux commerciaux en raison d’une confusion liée aux devantures et à la typographie, ainsi qu’à la présence d’un ascenseur offrant un accès direct à la clinique depuis un local commercial.

09
Plaque professionnelle
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→  Mentions possibles: Nom, prénoms, numéro de téléphone, jours et heures de consultation, situation vis-à-vis des organismes d’assurance-maladie, titre de formation lui permettant d’exercer la profession, site internet, Titres, diplômes et fonctions reconnus par le Conseil national de l’Ordre.

→ Localisation : Entrée de l’immeuble et à la porte du cabinet  + Lorsque nécessaire, signalisation intermédiaire possible

→ Dimension  : Indication présentée avec « discrétion » = dimension de la plaque < 25×30 cm.

Si signalisation intermédiaire = dimension raisonnable

10
Contrats (locatifs, d’exercice…) et leur transmission
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11
Assurance professionnelle, assurance local
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La sage femme est dans l’obligation de souscrire des assurances :

  • assurance de responsabilité civile professionnelle
  • assurance du local en multirisque professionnel

Il est également préférable de souscrire :

  • une assurance du matériel professionnel
  • une protection juridique
12
Règlement Général sur la Protection des Données
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Le RGPD s’applique aux traitements informatiques et aussi aux dossiers papier. La transmission des données de santé de vos patients doit être limitée aux seules personnes qui sont autorisées à y accéder au regard de leurs missions. Les données de vos patients ne peuvent être gardées indéfiniment. Les patients doivent être informés du traitement de leurs données mais vous n’avez pas à recueillir leur consentement. Il n’y a plus de déclaration à faire auprès de la CNIL mais vous devez tenir un registre des traitements.

13
Hygiène
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Selon l’article R.4127-309 du code de la santé publique, « la sage-femme doit disposer au lieu de son exercice professionnel d’une installation convenable et de moyens techniques suffisant. En aucun cas, la sage-femme ne doit exercer sa profession dans des conditions qui puissent compromettre la sécurité et la qualité des soins et des actes médicaux ». Il tient donc à la sage-femme de s’assurer de la propreté de son local. Elle est également responsable de l’élimination des déchets d’activités de soins à risques infectieux (DASRI) qu’elle produit.

Guide DASRI

14
Sécurité
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Les cabinets médicaux sont des établissements recevant du public classés en 5ème catégorie, en application des articles R.123-18 et R.123-19 du code de la construction et de l’habitation. Les cabinets médicaux sont donc soumis aux règles relatives à la sécurité incendie, aux installations électriques, aux risques liés à l’amiante, aux risques naturels et technologiques.
Vous ne pouvez donc vous installer que dans un local qui répond à de telles normes.

Nous vous recommandons de passer par une société de sécurité incendie avant l’ouverture de votre cabinet.

Règles de sécurité incendie

15
Accessibilité
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Les cabinets médicaux sont également soumis aux règles relatives à l’accès aux personnes handicapées.

Vous pouvez déclarer votre cabinet dans l’annuaire de l’accessibilité des cabinets pour les personnes en situation de handicap et à besoins spécifiques.

Vous pouvez déclarer parler une langue étrangère sur cet annuaire aussi


Fonds territorial d’accessibilité

Les locaux des professionnels de santé sont désormais éligibles au Fond territorial d’accessibilité. Ce fonds permet d’obtenir une aide de l’État pour financer les travaux de mise aux normes pour les personnes à mobilité réduite (PMR).

En effet, pour accélérer la mise en accessibilité des établissements recevant du public (ERP), le ministère de l’Économie, des Finances et de la Souveraineté industrielle et numérique a lancé un Fonds territorial d’accessibilité ayant pour vocation d’accompagner financièrement les ERP pour la réalisation des travaux mais aussi pour qu’ils puissent s’équiper pour l’accueil des personnes à mobilité réduite. Ce Fonds territorial d’accessibilité permettra à l’État de subventionner à hauteur de 50% les dépenses de travaux et d’équipements de mise en conformité des ERP.

Dérogation

Le gestionnaire d’un ERP existant ou créé dans un bâtiment existant peut demander à ne pas appliquer les règles d’accessibilité dans certains cas :

  • Impossibilité technique (caractéristiques du terrain, présence d’autres constructions, …)
  • Contraintes liées à la conservation du patrimoine
  • Coût des travaux disproportionné par rapport aux améliorations apportées par la mise en accessibilité

Pour un ERP situé dans un immeuble collectif à usage principal d’habitation, une dérogation peut être demandée si les copropriétaires refusent d’autoriser les travaux d’accessibilité dans les parties communes.

La demande de dérogation est transmise à la mairie. Elle indique l’élément concerné, son motif et sa justification. Elle est autorisée après avis de la commission départementale consultative de sécurité et d’accessibilité.

En savoir plus …


16
Immatriculation auprès de Centre de Formalité des Entreprises
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au plus tard dans les 8 jours qui suivent le début de votre activité.

Déclarer son entreprise

17
URSSAF (Union de recouvrement des cotisations de Sécurité sociale et d’allocations familiales)
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18
CARCDSF (Caisse Autonome de Retraite des Chirurgiens Dentistes et des Sages Femmes)
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dans un délai de 1 mois après le début de l’activité libérale.

19
Cessation d’activité libérale
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l faut en premier lieu déclarer la fin de l’exercice auprès du tableau de l’Ordre.

Vous pouvez réaliser cette démarche sur Mon espace personnel

Le Conseil Départemental de l’Ordre des Sages-Femmes n’a pas l’archivage nécessaire à l’établissement d’une attestation de cessation d’activité libérale ; il n’accède qu’au dossier des sages-femmes inscrites dans les Bouches-du-Rhône et aux activités professionnelles en cours. En revanche, le Conseil national peut attester la cessation d’activité libérale car il a en sa possession ces données déclaratives dans leur entièreté.

Nous vous rappelons votre obligation déontologique de déclarer au tableau de l’Ordre toute activité professionnelle de sage-femme : le remplacement en fait aussi partie ainsi que la cessation d’activité professionnelles. Sans ces déclarations d’activité professionnelle faites préalablement, l’Ordre ne peut rien attester.

De plus, le décret n° 2025-963 du 9 septembre 2025 prévoit que les sages-femmes doivent télédéclarer leur cessation d’activité 6 mois à l’avance. Elle n’est pas obligatoire lorsque l’intention de cessation définitive d’activité du professionnel de santé est consécutive à une liquidation judiciaire ou à une sanction d’interdiction d’exercice, ainsi que lorsqu’elle est liée à son état de santé, à sa situation de proche aidant ou à une grossesse.