Dans
le haut moyen-âge, après l'effondrement de l'empire
romain et la conquête de Clovis, roi des Francs, se déchaine
dans notre pays la barbarie. Invasions, guerre fratricide, lutte
atroce, persécutions, pillages sont le lot commun.
L'art médical n'échappe pas à ces nouvelles
règles.Dans les monastères fondés dès
le Vème siécle, sont conservés quelques rudiments
de médecine et d'apothicairerie. L'art des accouchements
subit la même détérioration.Il est alors probablement
pratiqué par des descendantes des druidesses. Réfugiées
dans les forêts ou en des lieux retirées, elles furent
identifiées à des fées; puis, christianisées,
on les baptisa "sorcières" pour mieux les exterminer.
Parallèlement à la médecine des monastères,
dès le Xième siècle, apparurent les "mires"
sorte de médecins laiques, guérisseurs, dont les femmes
"les miresses" ou mirgesses" pouvaient probablement
pratiquer librement les accouchements.
Dans les villes, il semble que les sages-femmes
aient constitué un corps médical, une communauté
reconnue officiellement, car elles étaient requises comme
expertes avec des médecins et des chirurgiens lors de procédures
dites "lits de justices". Elles sont désignées
comme "matrone jurés".
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