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Le
CLIO santé exprime de vives inquiétudes sur ces futurs protocoles
de coopération dont le modèle-type figurant en annexe de
l’arrêté ne se réfère à aucune
des clauses essentielles qui devraient être définies nationalement
avec le concours des Ordres et des autorités qualifiées,
dont la Haute Autorité de Santé (HAS). Ces protocoles ne
comporteront ainsi aucune garantie pour les usagers sur les qualifications
et les compétences des professionnels impliqués, ainsi que
sur la régularité et les modalités de leur exercice.
Il déplore également que, dans l’arrêté
ainsi publié, une autorisation de coopération, sur un protocole
de nature juridiquement dérogatoire, puisse s’effectuer par
le directeur général de l’ARS sans consultation et
avis préalable des instances ordinales quant au respect des règles
déontologiques des professions impliquées et aux besoins
de santé sur le territoire considéré.
Enfin, on ne peut que s’interroger sur le paradoxe d’une telle
volonté réglementaire à l’heure où doit
se mettre en place le dispositif permettant aux professionnels de santé
de satisfaire à leur obligation de développement professionnel
continu, en valorisant les compétences professionnelles acquises
durant leur carrière (formation initiale et formation continue).
Il est, en effet, d’une inconcevable légèreté
que le ministère de la santé et des sports envisage qu’un
professionnel puisse dispenser des soins auprès d’un patient
alors même que ces actes n’entrent pas dans son champ légal
d’exercice, au vu d’une simple attestation délivrée
par une entité dépourvue de compétence en la matière.
Le ministère ouvre ainsi la porte aux dérives que pourraient
engendrer ces nouvelles modalités d’exercice, alors que les
obligations de compétence, de qualité et de continuité
des soins, qui sont du ressort des institutions ordinales, ne pourront
pas être vérifiées.
Pour le CLIO santé, il est nécessaire d’organiser
la coopération entre professionnels sur les territoires avec les
représentants ordinaux des professions concernées afin d’assurer
aux patients la qualité et la sécurité des soins
attendues.
Sur un sujet d’une importance aussi grande pour l’organisation
de la prise en charge des patients dans un modèle ouvert de coopération
entre professionnels sur les territoires, le CLIO Santé demande
donc au ministère de la santé d’apporter les modifications
indispensables à cet arrêté afin de reprendre un chemin
collaboratif avec les Ordres des professions concernées.
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