| |
Ces
cellules sont destinées à être conservées dans
la perspective d’une éventuelle auto-thérapie ultérieure.
Elles sont ensuite exportées vers des banques commerciales étrangères
qui garantissent, en contrepartie d’une rémunération
versée par les familles, leur conservation. Les sociétés
privés gérant ce type de banques rémunèrent
les praticiens pratiquant le prélèvement et demandent aux
parents de transporter ou d’envoyer par colis sur le lieu de conservation
à l’étranger les cellules ainsi prélevées.
Le ministère nous a informés sur le fait que « hormis
les cas de nécessité thérapeutique avérés
et médicalement attestés, la loi française n’autorise
que les dons anonymes et gratuits de cellules issues du sang de cordon
fait par des femmes qui acceptent de donner ce produit sanguin à
l’occasion de la naissance de leur enfant, afin d’aider des
patients atteints de maladies mortelles du sang qui auraient besoin d’une
greffe de sang placentaire ».
C’est pourquoi, hormis les cas de nécessité thérapeutique
précédemment évoqués, il n’est donc
pas possible au regard de la législation actuelle de pratiquer
des prélèvements de cellules du sang de cordon sur des patientes
qui souhaitent que les cellules prélevées soient spécifiquement
dédiées à l’enfant qui vient de naître
dans la perspective d’une utilisation thérapeutique ultérieure.
De plus, le ministère nous a précisé que ces prélèvements
constituaient une pratique illégale punie par le code pénal
en application de son article L.511-8-2 qui prévoit que « le
fait d’importer ou d’exporter des organes, tissus, cellules
et produits cellulaires à finalité thérapeutique
en violation des dispositions prises pour l’application des articles
L.1235-1 et L.1245-5 du code de la santé publique est punie de
5 ans d’emprisonnement et de 75000 d’amende ».
En effet, en application de l’article L.1245-5 du code de la santé
publique, l’autorisation d’importer ou d’exporter des
cellules ne peut être délivrée par l’Agence
française de sécurité sanitaire des produits de santé
qu’à des établissements appelés « banques »
autorisés préalablement par cette agence à préparer,
conserver, distribuer et céder des cellules. Or, aucune banque
n’a été à ce jour autorisé à
préparer et à conserver des cellules du sang de cordon destinées
à l’enfant qui vient de naître dans la perspective
d’une éventuelle auto-thérapie ultérieure.
De ce fait, aucun établissement n’est aujourd’hui autorisé
à exporter des cellules.
retour
|