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16/01/2020 Communiqués de presse

45 ans après la loi Veil, les sages-femmes peuvent améliorer l’accès à l’IVG

Alors que la France célèbre le 45ème anniversaire de la loi Veil, qui a inscrit dans la loi la possibilité pour les femmes de pouvoir interrompre leur grossesse, ce droit est menacé, les inégalités d’accès à l’IVG persistent voire se renforcent. Les sages-femmes, dotées de compétences pour réaliser les IVG instrumentales, pourraient répondre à ces problématiques.

Actuellement, le nombre d’établissements de santé pouvant pratiquer une IVG instrumentale ne cessent de baisser en raison de la fermeture de nombreuses maternités. Si les zones de tension se multiplient, on constate par ailleurs que l’IVG médicamenteuse est de plus en plus imposée, malgré le droit qu’ont les femmes de choisir la méthode d’avortement. Chaque année, 3000 à 5000 femmes partent avorter à l’étranger, révélant des carences dans l’organisation des parcours.

Afin de participer à la résolution des problématiques d’accès à l’IVG, la profession de sage-femme a demandé à pouvoir réaliser des IVG médicamenteuses, une compétence actée depuis 2016. Moins de 4 ans après, déjà 3,5% des sage-femme libérales sont conventionnées avec un établissement de santé pour pratiquer les IVG médicamenteuses, soit un peu plus de 200 sages-femmes. En 2018, elles ont réalisé 5100 avortements, soit 10% des IVG hors établissement de santé, des chiffres révélant le fort engagement de la profession.

De nouvelles solutions concrètes aux problématiques d’accès à l’avortement pourraient être apportées par les sages-femmes. Après avoir suivi une formation complémentaire, celles-ci seraient en mesure de réaliser des IVG instrumentales.

Aussi, le Conseil national de l’Ordre des sages-femmes plaide en faveur de la possibilité pour les sages-femmes de réaliser des IVG instrumentales dans les établissements de santé. Leur engagement, leur connaissance de la physiologie de la femme et des gestes endo-utérins font d’elles des acteurs tout désignés pour pratiquer les IVG instrumentales.

Pour le CNOSF, une telle évolution permettrait de disposer de praticiens formés et volontaires pour offrir aux femmes un véritable choix tout en réduisant les inégalités d’accès à l’IVG.